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| United Nations Rio Conventions Calendar 2012 - Foreword |
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| 80% in 2050 - Adam James Turnbull |
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A Green Economy Embedded in Sustainable Development Principles
Two decades have gone by since the international consensus emerged to pursue sustainable development, including
its social, economic and environmental components. The Rio Declaration, Agenda 21 and the three Conventions on
biodiversity conservation and sustainable use, climate change and combating desertification, embody this
consensus and the mechanisms to achieve that vision.
Where do we stand twenty years on? Is there evidence of a paradigm shift towards inter and intra-generational
equities and a balance in the environmental, social and economic dimensions of biodiversity, climate and land?
There has been significant progress.
Globally, the concept of sustainable development is now widely understood and accepted, highly relevant and
strongly desired. The Principles from Rio still largely underpin this cooperation. The mechanisms to spur action
towards sustainable development through the Rio Conventions have been strengthened by the adoption of
protocols, implementation annexes and strategic plans, the provision of financial resources and capacity building, as
well as the specification, in some cases, of time-bound targets to achieve crucial goals. Some of these goals and plans
have been achieved while others passed by leaving us lessons to learn for the future.
The Rio + 20 call for a Green Economy signals that the world now has a clear vision for taking forward the economic
component of sustainable development. The importance of this cannot be underestimated because human activity
is still putting excessive pressure on all ecological systems and the climate.
Coral reefs, wetlands, polar ecosystems and the Amazon rainforest are approaching tipping points that could result
in their transformation forever. Although soil remains the basis of the sustenance for life on Earth, its importance is
not yet anchored in the policy system at all levels, and productive land far outstrips the land being rehabilitated,
recovered and protected from degradation. The sum total of official pledges to reduce greenhouse gas emissions
amount to only 60% of the emission reductions needed to limit global temperature increase to below 2 degrees
Celsius and governments have not yet decided how to take forward mitigation pledges. Similarly worrying, the rate
of biodiversity loss has not yet been slowed in most parts of the world.
Clearly, more is needed. Yes, the cost of action is high, but the cost of inaction is even higher both now and in future.
For instance, over EUR153 billion worth of pollination services are lost every year from the loss of biological
diversity. The 12 million hectares of land lost to degradation each year, just through drought and desertification,
could produce 20 million tons of grain per year.
The need for a Green Economy is driven by a crucial reality that is increasingly becoming manifest: transitioning
onto a green, sustainable pathway makes economic sense. Front-runner countries and companies know that we are
heading into a severely resource-constrained world, including increasingly depleted biodiversity, land and water
resources, as well as receding energy security. These countries and companies are increasingly going green in their
own economic self-interest, to cope and continue in a cost-effective way in a resource-scarce world.
Yet giving practical meaning to the full concept of sustainable development as opposed to singling out its economic
dimension, requires embedding all pillars of the concept further and deeper into policy, practice and individual
behaviour. All Governments need to pursue more ambitious climate change agreements and industry needs to
provide climate-safe technologies, both to reduce emissions and to cope with climate change impacts. Sustainable
land management, the Green Economy’s best defence against food insecurity and poverty, must be mainstreamed
into policy and agreement reached on a net land degradation target. Payments for ecosystem services must be
adequate and the costs of biodiversity loss, including both use and non-use values, must be fully considered in all
economic accounting. And society must ensure the plight of the poor and vulnerable groups, particularly women
and indigenous peoples, is responded to with meaningful action.
Biodiversity, a stable climate and land are crucial for, and mutually supportive of, the life web. Living with them and
using them without depleting them is the primary goal of the Green Economy. This will serve society well now and
in the future. Yet the concept of sustainable development should not be reduced to the Green Economy only.
Ultimately, to embark on a truly sustainable pathway, a balance needs to be found in the concept’s social, economic
and environmental dimensions. If these goals are secured, a sustainable future is still within reach. |
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Une économie verte régie par les principes
du développement durable
Deux décennies se sont déjà écoulées depuis l’émergence d’un consensus international sur la poursuite des objectifs
en matière de développement durable, notamment sur le plan social, économique et environnemental. La
Déclaration de Rio, le programme Action 21 et les trois conventions sur la préservation et l’utilisation durable de la
diversité biologique, les changements climatiques et la lutte contre la désertification se sont chargés d’officialiser ce
consensus et de mettre en place les mécanismes nécessaires pour appuyer la vision à la base de celui ci.
Quel bilan pouvons-nous dresser à présent? Sommes nous témoins d’une mutation profonde quant à l’équité
intergénérationnelle et intragénérationnelle et à l’équilibre entre les dimensions environnementale, sociale et
économique des actions en faveur de la préservation de la diversité biologique, de la stabilisation du climat et de
l’utilisation rationnelle des terres? Ce qui ressort d’abord c’est que des progrès déterminants ont été accomplis.
À l’échelle mondiale, le concept du développement durable est maintenant généralement compris et accepté,
considéré très à-propos et fortement souhaité. Les principes de Rio régissent encore largement la coopération dans
ce domaine. Les mécanismes instaurés pour stimuler le développement durable par le biais des conventions de Rio
ont été renforcés par l’adoption de protocoles, d’annexes et de plans stratégiques, la mobilisation de fonds et de
ressources en matière de renforcement des capacités, ainsi que l’établissement, dans certains cas, d’objectifs
cruciaux assortis d’un calendrier. Alors que quelques uns de ces objectifs et plans ont été réalisés, d’autres, à défaut
de l’être, nous ont permis de tirer des enseignements.
L’appel de Rio + 20 en faveur d’une économie verte tient compte du fait que le monde sait à présent clairement ce
qu’il faut faire pour aller de l’avant avec la composante économique du développement durable. Il ne faut pas
négliger l’importance de cet aspect car les activités humaines continuent de soumettre tous les systèmes
écologiques et le climat à des pressions excessives.
Les récifs coralliens, les terres humides, les écosystèmes polaires et les forêts ombrophiles d’Amazonie approchent
maintenant le seuil de non retour. Même si l’état des sols demeure un élément fondamental pour le soutien de la vie
sur terre, son importance n’est pas encore directement prise en compte dans les systèmes politiques à tous les
échelons, et les terres vouées à la production continuent d’être beaucoup plus nombreuses que celles remises en
état, récupérées et protégées contre la dégradation. L’ensemble des engagements officiels visant à réduire les
émissions de gaz à effet de serre n’atteint que 60 % de ce qui serait nécessaire pour limiter le réchauffement de la
planète à moins de deux degrés Celsius et les gouvernements n’ont pas encore décidé de la façon de concrétiser les
contributions annoncées en matière d’atténuation. Tout aussi préoccupant est le fait que l’appauvrissement de la
diversité biologique se poursuit au même rythme dans la plupart des régions du monde.
Il faut définitivement accélérer le mouvement. Si le coût de l’action est élevé, le coût de l’inaction l’est encore plus,
autant pour les générations présentes que futures. Par exemple, l’appauvrissement de la diversité biologique
provoque une baisse de la pollinisation comptabilisée à plus de 153 milliards d’euros chaque année. Les 12 millions
d’hectares de terres dégradées annuellement sous l’effet de la sécheresse et de la désertification correspondent à une
perte de production de 20 millions de tonnes de céréales.
La nécessité de mettre en place une économie verte se fonde sur une réalité qui s’impose de plus en plus à nous : le
développement durable est économiquement viable. Les grandes puissances et les entreprises ne sont pas sans
savoir que nous sommes à l’aube d’une époque où les ressources seront sévèrement restreintes, notamment en ce
qui a trait à la diversité biologique, aux terres et à l’eau, et où la sécurité énergétique sera de moins en moins
garantie. Ils tendent de plus en plus à opter pour des solutions vertes et ce, dans leur propre intérêt, afin de
continuer de fonctionner de manière rentable.
Faire ressortir toutes les applications concrètes du concept global du développement durable, sans se limiter aux
avantages économiques, requiert de mieux intégrer tous ses principes directeurs dans les politiques, pratiques et
comportements individuels. Les gouvernements doivent chercher à conclure des accords plus ambitieux en matière
de changements climatiques et l’industrie a intérêt à mettre au point des technologies sûres sur le plan climatique,
en vue de réduire les émissions et d’atténuer les répercussions de l’évolution du climat. La gestion durable des terres,
le meilleur moyen de défense d’une économie verte contre l’insécurité alimentaire et la pauvreté, doit faire partie
intégrante des plans stratégiques et accords assortis d’objectifs clairs en matière de dégradation des terres. La
rétribution des services fournis par les écosystèmes doit être adéquate et le coût de l’appauvrissement de la diversité
biologique, avec les valeurs d’utilisation et de non utilisation, doit être pleinement pris en compte dans toutes les
comptabilisations. En outre, la société doit viser à satisfaire les besoins des plus démunis et des groupes vulnérables,
en particulier les femmes et les autochtones, grâce à la mise en oeuvre de mesures cohérentes.
Une diversité biologique enrichie, un climat stable et des terres mieux utilisées sont garants de la vie sur terre. Une
économie verte a pour objectif principal de gérer et utiliser sans gaspillage toutes les ressources de la planète, au
bénéfice de l’ensemble de la société, aujourd’hui et demain. Mais le concept du développement durable ne se réduit
pas uniquement à une économie verte. Il exige de trouver le juste équilibre entre les considérations sociales,
économiques et environnementales. Ce n’est qu’à cette condition que l’on pourra garantir l’avenir de notre planète. |
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Una economía verde integrada
en los principios del desarrollo sostenible
Han pasado dos décadas desde que se llegó a un consenso internacional para lograr un desarrollo sostenible,
incluyendo sus componentes social, económico y ambiental. La Declaración de Río, la Agenda 21 y las convenciones
sobre el cambio climático y la lucha contra la desertificación, y el convenio sobre la conservación y utilización
sostenible de la diversidad biológica, encarnan este consenso y los mecanismos para hacer realidad esa aspiración.
¿Dónde nos encontramos veinte años después? ¿Existen evidencias de que se haya producido un cambio de paradigma
hacia la equidad intrageneracional e intergeneracional y hacia un equilibrio entre las dimensiones ambiental, social y
económica de la diversidad biológica, el clima y la tierra? La respuesta es que se han hecho grandes progresos.
A nivel mundial el concepto del desarrollo sostenible ha alcanzado un amplio entendimiento y aceptación, y ha
ganado mucha relevancia y consideración. Los principios de Río siguen constituyendo en gran medida la base de
esta cooperación. Los mecanismos para estimular la adopción de medidas que conduzcan al desarrollo sostenible a
través de los convenios de Río se han fortalecido mediante la adopción de protocolos, la implementación de anexos
y planes estratégicos, la provisión de recursos financieros y el fomento de la capacidad, así como el establecimiento,
en algunos casos, de metas con plazos específicos para lograr objetivos cruciales. Hemos conseguido cumplir
algunos de esos objetivos y planes, mientras que otros nos han servido de lección para el futuro.
El llamamiento de Río + 20 a la economía verde indica que ahora el mundo tiene una visión clara para llevar
adelante el componente económico del desarrollo sostenible. La importancia que esto tiene no se debe subestimar,
porque la actividad humana sigue sometiendo al clima y a todos los sistemas ecológicos a una presión excesiva.
Los arrecifes de coral, los humedales, los ecosistemas polares y la selva amazónica están aproximándose a sus
puntos de inflexión, lo que podría conducir a una transformación irreversible de los mismos. A pesar de que el suelo
sigue siendo la base sobre la que se sustenta la vida en la Tierra, su importancia aún no está arraigada en el sistema
político a todos los niveles, y las tierras productivas superan con creces a las tierras rehabilitadas, recuperadas o
protegidas de la degradación. La suma total de las promesas oficiales de reducción de las emisiones de gases de
efecto invernadero ascienden tan solo a un 60% de las reducciones necesarias para mantener la subida de la
temperatura media mundial por debajo de 2 grados Celsius, y los gobiernos todavía no han decidido como van a
llevar adelante las promesas de mitigación. También resulta preocupante que en la mayor parte del planeta todavía
no se haya frenado el ritmo de pérdida de diversidad biológica.
Obviamente es necesario esforzarse más. Ciertamente, el coste del esfuerzo es alto, pero el de no hacer nada es y
será aún mayor. Por ejemplo, cada año se pierden servicios de polinización valorados en más de 153 000 millones de
EUR debido a la pérdida de diversidad biológica. Los 12 millones de hectáreas que se pierden anualmente debido a
la degradación, causada por sequías y desertificación, podrían producir 20 millones de toneladas de grano al año.
La necesidad de una economía verde es impulsada por una realidad crucial que cada vez es más obvia: la transición
hacia una vía sostenible y verde es positiva desde un punto de vista económico. Los países y empresas que están en
vanguardia saben que vamos camino de un mundo con recursos severamente limitados, donde la diversidad biológica,
los recursos de la tierra y los recursos hídricos disminuyen continuamente y donde la inseguridad energética aumenta.
Estos países y empresas se están inclinando crecientemente por la opción verde por su propio interés económico, para
hacer frente a un mundo escaso en recursos y poder continuar su actividad de una manera rentable.
No obstante, para dar un significado práctico al concepto global de desarrollo sostenible en vez de singularizar su
dimensión económica, es necesario integrar más y mejor todos los pilares del concepto en las políticas, en la práctica
y en el comportamiento individual. Todos y cada uno de los gobiernos deben procurar llegar a acuerdos más
ambiciosos sobre el cambio climático, y la industria debe proporcionar tecnologías que no perjudiquen al clima,
tanto para reducir las emisiones como para hacer frente a los impactos del cambio climático. La gestión sostenible
de la tierra, la mejor defensa de la economía verde frente a la inseguridad alimentaria y la pobreza, debe ser
integrada en todas las políticas y se debe acordar una meta de degradación neta de la tierra. Los pagos por los
servicios de los ecosistemas deben ser adecuados, y los costes de la pérdida de diversidad biológica, incluido el valor
tanto de su utilización como de su no utilización, deben tomarse en consideración plenamente en toda contabilidad
económica. Asimismo, la sociedad debe asegurarse de que la difícil situación de los grupos pobres y vulnerables,
especialmente las mujeres y los pueblos indígenas, sea atendida con medidas eficaces.
La diversidad biológica, un clima estable y la tierra son elementos cruciales de apoyo recíproco y de sustento de la
misma vida. Vivir con ellos y utilizarlos sin agotarlos es el principal objetivo de la economía verde y beneficiará a la
sociedad tanto a corto como a largo plazo. Pero el concepto de desarrollo sostenible no se debe reducir únicamente
a la economía verde. En definitiva, para iniciar una vía realmente sostenible, hace falta encontrar un equilibrio entre
las dimensiones social, económica y ambiental del concepto. Si se aseguran estos objetivos, aún es posible alcanzar
un futuro sostenible. |
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